Où sont les historiens du politique et du militaire ?

Où sont les historiens du politique et du militaire ?

  • Auteur(e): Béatrice Richard
  • Dossier: Hors-dossier
  • Type: Éditorial

Extrait

Ainsi parlait le 3 septembre 2009 Renaud Blais, « étudiant à la recherche d’un directeur d’étude de l’inconscient collectif québécois ». Cet extrait d’une lettre au Devoir illustre bien le rapport émotif que toute communauté entretient avec son passé, mais aussi le désarroi que peut susciter l’absence d’historiens sur la scène publique. Nul passé en effet, individuel ou collectif, qui ne soit exempt d’intrigues déshonorantes et/ou douloureuses aux conséquences irréversibles. À cet égard, l’historien a une responsabilité certes limitée, mais bien réelle. En produisant un récit, raisonné et documenté sur un passé problématique, en lui proposant des explications, il aide la communauté concernée à l’assumer. Il ne s’agit pas ici de soumettre la collectivité à une psychanalyse, mais de l’aider à objectiver son passé, à prendre la mesure de ses diverses interprétations et à s’en distancier pour mieux s’en libérer.

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