L’organisation des petits vendeurs de journaux à Montréal, 1903-1917 : Comme quoi la jeunesse et la précarité ne sont pas des obstacles infranchissables à la syndicalisation

L’organisation des petits vendeurs de journaux à Montréal, 1903-1917 : Comme quoi la jeunesse et la précarité ne sont pas des obstacles infranchissables à la syndicalisation

  • Auteur(e): Bernard Dansereau
  • Dossier: Hors-dossier
  • Type: Article

Extrait

L’organisation syndicale d’un groupe de jeunes, de très jeunes travailleurs et travailleuses au début du XXsiècle est une situation tout à fait exceptionnelle. À cette époque où les organisations ouvrières étaient ancrées massivement dans la philosophie du syndicalisme de métiers, regrouper des jeunes, sans aucune qualification, apparaît surprenant. Or en 1903, des vendeurs de journaux vont s’organiser en syndicat, affilié aux regroupements syndicaux existants. De nos jours, alors que la précarité imprègne de plus en plus l’organisation du travail, la syndicalisation de jeunes travailleurs n’est pas fréquente. Les structures syndicales, le mode d’organisation et de représentation ne favorisent pas la participation des jeunes, particulièrement des précaires. 

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