Lorsque l’État enquête sur ses citoyens : la GRC et la francophonie canadienne, 1963-1984

Lorsque l’État enquête sur ses citoyens : la GRC et la francophonie canadienne, 1963-1984

  • Auteur(e): Marcel Martel
  • Dossier: Les années 1960 : quand le Québec s’ouvrait sur le monde
  • Type: Article

Extrait

Le 27 février 1968, le sous-ministre du ministère du procureur général de la Nouvelle-Écosse reçoit un rapport de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) évaluant les sympathies des Acadiens de sa province à l’égard du mouvement séparatiste, terme utilisé par la police fédérale pour définir le courant indépendantiste au Québec. L’auteur du rapport est catégorique : les Acadiens sont indifférents à l’égard du séparatisme. Non seulement n’ont-ils aucune sympathie, mais ils ne démontrent aucune velléité à l’appuyer. L’auteur justifie son constat en se référant à l’histoire des rapports entre les Acadiens de la Nouvelle-Écosse et les francophones du Québec. Citant le Grand Dérangement de 1755, il rappelle que les Acadiens de cette région n’ont reçu aucun appui de la part des francophones de la vallée du Saint-Laurent, ni de la puissance colonisatrice française durant ce tragique épisode.

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