L’histoire dévoyée. Le révisionnisme et le négationnisme dans les écrits publics d’Adrien Arcand (1929-1967)

L’histoire dévoyée. Le révisionnisme et le négationnisme dans les écrits publics d’Adrien Arcand (1929-1967)

  • Auteur(e): Simon Delarosbil
  • Dossier: Le colonialisme dans le Québec contemporain
  • Type: Article

Résumé

Cet article s’intéresse à la manière dont s’articulent révisionnisme et négationnisme dans les écrits publics du militant Adrien Arcand (pamphlets, journaux, entrevues) selon une perspective à la fois diachronique et synchronique. Nous soutenons que ses positions révisionnistes, d’emblée extrêmes dans l’entre-deux-guerres, se radicalisent encore par la suite, en réaction à des événements marquants, comme les procès notoires de Nuremberg (1945-1946) et d’Eichmann (1961-1962), jusqu’à basculer dans le négationnisme. L’entreprise de révision de l’histoire d’Arcand, amorcée dès 1929, est régie par le schème métahistorique d’un complot mondial judéocommuniste. L’idéologue québécois s’ingénie à repérer les traces dudit complot à travers l’histoire, y compris l’actualité récente de son époque, voyant, par exemple, dans les deux guerres mondiales ou la Révolution tranquille, des victoires des complotistes juifs.

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