Marcelle Gauvreau et frère Marie-Victorin : d’une enquête biologique à la vie éternelle

Marcelle Gauvreau et frère Marie-Victorin : d’une enquête biologique à la vie éternelle

  • Auteur(e): Anne Collinot
  • Dossier: Hors dossier
  • Type: Note de lecture

Extrait

Toute relation entre un homme et une femme qui s’aiment est étrange et appelle, plus que tout autre chose, à être considérée sui generis. Elle demeure mystérieuse car on ne connaît pas plus la vérité de leurs sentiments que leur intimité et l’on ne peut sonder le secret de leurs affinités charnelles.

« Vous êtes loin, ce soir, physiquement loin puisque vous voilà à Chicago, mais vous êtes bien près de ma pensée. Et c’est pourquoi je vais au moins commencer à vous écrire une de ces longues lettres que nous appelons “biologiques”, mais qui se termine rarement sans qu’un paragraphe plus sentimental ne s’ajoute. C’est heureux, en vérité, car je vis toujours de votre dernier paragraphe, qui décuple mon énergie ! », écrivait Marcelle Gauvreau, un soir de janvier 1937, à celui qu’elle aimait appeler son « Cher Ami »[2].

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