Difficile à classer : second regard sur la nature de l’engagement de Camille Laurin en milieu universitaire

Difficile à classer : second regard sur la nature de l’engagement de Camille Laurin en milieu universitaire

  • Auteur(e): Nicole Neatby
  • Dossier: À la (re)découverte de l’oeuvre de Camille Laurin
  • Type: Note de lecture

Extrait

Dans l’esprit de plusieurs, Camille Laurin est d’abord et avant tout le père de la Charte de la langue française, un des piliers du premier gouvernement souverainiste au Québec. Or, bien avant de devenir un célèbre politicien, il s’était démarqué à titre de médecin engagé dans la défense et la modernisation de la psychiatrie québécoise francophone[1]. Et, bien avant cela, alors qu’il était étudiant à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal (1943-1950), il participe à de nombreuses associations étudiantes locales, nationales et internationales et dirige le Quartier latin, le journal des étudiants, pendant un an (1947-1948). Ses initiatives et ses prises de position d’alors révèlent non seulement ce qu’il considère être les problèmes les plus urgents de son époque et les solutions qu’il préconise, mais sont aussi en partie annonciatrices de ses engagements futurs et surtout de ses modes de pensée qui orienteront son action sociale à l’avenir.

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