Bernard Vigod, Taschereau, traduit de l'anglais par Jude Des Chênes. Québec, Les Éditions du Septentrion, Sillery, 1996, 392 p.

Bernard Vigod, Taschereau, traduit de l'anglais par Jude Des Chênes. Québec, Les Éditions du Septentrion, Sillery, 1996, 392 p.

  • Auteur(e): Jocelyn Saint-Pierre
  • Dossier: Hors-dossier
  • Type: Compte rendu

Extrait

Avant d’analyser l’ouvrage de Bernard Vigod, on nous permettra quelques mots sur la biographie politique. Au Québec, l’histoire politique demeure encore le parent pauvre de la recherche historique même si certains ont par, fois l’impression que cette discipline est bien nantie, que toutes les périodes et que toutes les grandes personnalités ont été étudiées en profondeur. Et qu’il faut passer à autre chose. C’est loin d’être le cas. Comment expliquer cette défaveur et la réticence des historiens québécois francophones pour une pratique plus en vogue chez les anglophones ? Faut-il voir dans ce manque d’intérêt, le fait que la biographie, un art ancien, ne cadre plus avec les nouvelles méthodes de la recherche historique ? On se méfierait d’un exercice qui tient plus de la littérature que des sciences humaines, qui n’est souvent qu’un panégyrique, une hagiographie ou à l'opposé un anathème.

Consulter l'article (via Érudit)