Les limites du modèle dumontien : le défi de la nation au Québec

Les limites du modèle dumontien : le défi de la nation au Québec

  • Auteur(e): Geneviève Mathieu
  • Dossier: Hors-dossier
  • Type: Article

Extrait

La définition de la nation au Québec est au cœur de débats au sein du mouvement souverainiste. Ces débats sur la redéfinition de la nation font suite, entre autres, à un événement marquant. L’échec du référendum de 1995, mais surtout la tristement célèbre phrase de Jacques Parizeau, eut l’effet d’un éteignoir pour le mouvement souverainiste. « C’est vrai qu’on a été battus, mais au fond, par quoi ? Par l’argent et des votes ethniques ». Et de conclure : « nous voulons un pays et nous l’aurons ». Tel un véritable tremblement de terre, cette petite phrase dévastatrice a créé une onde de choc qui a plongé le milieu intellectuel dans une profonde réflexion sur l’identité nationale québécoise. Qu’est-ce que la nation au Québec ? Qui en est membre ? Pour qui doit être faite l’indépendance ? Ce « nous voulons un pays et nous l’aurons » lancé par Parizeau amorça un processus qui ébranla l’édifice conceptuel de la nation au Québec : qui veut-on désigner par ce « nous » ?

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