John Ciaccia et les « factions » iroquoises. De la Grande Paix de 1701 à la Grande Guerre de Montréal de 1990

John Ciaccia et les « factions » iroquoises. De la Grande Paix de 1701 à la Grande Guerre de Montréal de 1990

  • Auteur(e): Pierre Trudel
  • Dossier: Hors-dossier
  • Type: Note de lecture

Extrait

Ces propos de La Potherie au XVIIIe siècle sont cités par Gilles Havard dans son analyse de la conjoncture politique qui mène à la Grande Paix de Montréal de 1701. « Dans cette perspective, écrit Havard, la division en factions ne serait plus chez les Iroquois une source de faiblesse, mais bien au contraire un atout de plus dans leur politique extérieure. Cependant les Cinq Nations étaient-elles aptes, au seuil du XVIIIe siècle, à maîtriser une stratégie aussi subtile ? » (Havard 1992, p. 75) Lire John Ciaccia soulève la même question à propos des Iroquois impliqués dans la crise d’Oka de 1990. Si le ministre québécois a littéralement été mis de côté lors de cette crise politique, ce n’est peut-être pas strictement à cause de sa sympathie pour la cause amérindienne ou parce qu’il avait signé la paix avec des Guerriers masqués, mais sans doute aussi parce que sa stratégie de négocier avec les pacifistes de la Confédération iroquoise contre des Guerriers mohawks armés faisait que le gouvernement fédéral allait devoir accepter ce qui était inacceptable à ses yeux. 

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