Le bien-fondé de la clause Québec dans l'Outaouais, vingt ans après le coup de force constitutionnel de 1982

Le bien-fondé de la clause Québec dans l'Outaouais, vingt ans après le coup de force constitutionnel de 1982

  • Auteur(e): Charles Castonguay
  • Dossier: Hors-dossier
  • Type: Article

Extrait

La région de l’Outaouais a été le théâtre d’un affrontement décisif entre le principe de personnalité qui sous-tend la Loi sur les langues officielles du Canada et celui de territorialité sur lequel se fonde la Charte de la langue française dont, notamment, la clause Québec de la loi 101. Après avoir tracé la genèse des politiques en cause dans le contexte de la conurbation d’Ottawa.­ Hull, nous évaluons leur incidence sur la situation linguistique régionale depuis l’abolition de la clause Québec, arasée par la Charte canadienne des droits et libertés de 1982. Peu de gens sont conscients du drame linguistique qui se joue dans la région. Peu se souviennent, par exemple, du combat de Marcel Chaput. Hullois de naissance, il a été durant les années 1950 biochimiste au Conseil de recherches pour la défense, à Ottawa. Consterné entre autres par le mauvais sort réservé à la langue française et aux fonctionnaires francophones dans la capitale canadienne, il fut l’un des fondateurs du Rassemblement pour l’indépendance nationale dont il devint en 1961 le premier président. 

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