Commentaire à propos de notre dossier sur l’histoire du mouvement marxiste-léniniste. Le maoïsme québécois : héritier d’une sinophilie qui s’ignore

Commentaire à propos de notre dossier sur l’histoire du mouvement marxiste-léniniste. Le maoïsme québécois : héritier d’une sinophilie qui s’ignore

  • Auteur(e): Serge Granger
  • Dossier: Hors-dossier
  • Type: Débat

Extrait

À la suite de la lecture du Bulletin d’histoire politique (BHP, vol. 13. n° 1) de l’automne 2004, je me permets de mettre en perspective l’impact de la Chine sur le marxisme québécois. Les auteurs du BHP mentionnent tous la Chine mais aucun ne lui prête un poids historique dans l’évolution de la société québécoise. Cet article vise donc à exposer un phénomène qui semble toujours occulté, soit l’influence chinoise dans l’histoire québécoise. La Chine est partout, c’est normal après trois millénaires de mondialisation. Au Québec, elle est présente depuis son existence. Cavalier de la Salle croyait la découvrir au-delà des rapides, le jésuite Lafitau, aux prises avec l’orientalisme naissant, présumait que les Amérindiens étaient les descendants des tartares chinois. Soie, thé et porcelaine endimanchaient la bourgeoisie proto-québécoise et Confucius était utilisé pour justifier les thèses républicaines de Papineau. Une fois les rails du C.P. posés, les Chinois devenaient la première communauté non judéo-chrétienne du Québec.

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