Gilles Gagné (dir.), Main basse sur l’éducation, Montréal, Nota bene, 1999, 294 p. Nicole Gagnon, avec la collaboration de Jean Gould, Un dérapage didactique. Comment on a cessé d’enseigner le français aux adolescents, Montréal, Stanké, 2001, 206 p.

Gilles Gagné (dir.), Main basse sur l’éducation, Montréal, Nota bene, 1999, 294 p. Nicole Gagnon, avec la collaboration de Jean Gould, Un dérapage didactique. Comment on a cessé d’enseigner le français aux adolescents, Montréal, Stanké, 2001, 206 p.

  • Auteur(e): Julien Prud’Homme
  • Dossier: Hors-dossier
  • Type: Compte rendu

Extrait

Au printemps 2006, lorsqu'a éclaté de manière impromptue une controverse relative aux nouveaux programmes d'enseignement de l'histoire, la réplique des intellectuels aux propositions du ministère de l'Éducation s'est faite vive mais malaisée, quelque peu improvisée, souvent réduite à la seule dimension nationaliste du scandale. Comme si, à de rares exceptions près, personne n'avait pris le temps, jusque là, de réfléchir en profondeur sur la nature et les risques de ce sport dangereux qu'est la réforme scolaire. Ce vide critique devrait d'autant plus nous surprendre qu'une sonnette d'alarme avait déjà été tirée quelques années plus tôt sous la forme de deux ouvrages, le collectif Main basse sur l'éducation dirigé par le sociologue Gilles Gagné et l'essai intitulé Un dérapage didactique de la tout aussi sociologue Nicole Gagnon, parus respectivement en 1999 et 2001 et dont il vaut la peine de rendre compte ici.

Consulter l'article (via Érudit)