« L’oeuvre de destruction de l’identité nationale se poursuit » : quelques commentaires d’un didacticien dans la foulée des réactions au projet de programme d’histoire nationale au secondaire

« L’oeuvre de destruction de l’identité nationale se poursuit » : quelques commentaires d’un didacticien dans la foulée des réactions au projet de programme d’histoire nationale au secondaire

  • Auteur(e): Jean-François Cardin
  • Dossier: Débat sur le programme d’enseignement de l’histoire au Québec
  • Type: Article

Extrait

Le nouveau programme d’histoire nationale au secondaire, dont une version préliminaire a coulé dans les médias à la fin du mois d’avril 2006, a suscité comme on sait beaucoup de réactions. Pour avoir été pris à mon corps défendant dans ce tourbillon médiatique, j’ai suivi de près et compilé de manière assez systématique les commentaires divers, généralement négatifs, qui ont été émis à l’égard de ce projet et ce encore jusqu’à tout récemment. Historien devenu didacticien de l’histoire, j’ai relevé à travers tout ce fatras d’opinions, un taux anormalement élevé de réactions à fleur de peau, d’opinions courtes et mal informées, d’interprétations biaisées et souvent oiseuses, de procès d’intention plus ou moins assumés, bref une somme énorme d’incompréhension de ce qui était l’objet de ce courroux collectif. Et ce qui s’avérait le plus désolant, c’est que bien souvent ces réactions provenaient de personnes dont la fonction ou la profession aurait dû, à mon sens, les porter à plus de prudence et de circonspection. Comme je l’ai mentionné dans une courte mise au point parue dans Le Devoir, si j’applaudis à deux mains la tenue d’un débat à propos de l’enseignement de notre histoire dans les écoles, encore faut-il « qu’il se fasse de manière informée ».

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