L’impossible neutralité face à l’histoire. Remarques sur les documents de travail du MEQ « Histoire et éducation à la citoyenneté » (Secondaire III et secondaire IV)

L’impossible neutralité face à l’histoire. Remarques sur les documents de travail du MEQ « Histoire et éducation à la citoyenneté » (Secondaire III et secondaire IV)

  • Auteur(e): Michel Seymour
  • Dossier: Débat sur le programme d’enseignement de l’histoire au Québec
  • Type: Article

Extrait

Grâce à un article du journaliste Antoine Robitaille (« Cours d’histoire épurés au secondaire » Le Devoir, 27 avril 2006), on a pu prendre connaissance du document de travail produit pour le compte du ministère de l’éducation du loisir et des sports (MELS) présentant le nouveau programme d’enseignement de l’histoire intitulé « Histoire et éducation à la citoyenneté ». Ce programme, qui s’adresse aux étudiants de 3e et 4e année du secondaire, comporte des aspects pour le moins inquiétants et troublants. Le premier trait caractéristique du document, y compris dans sa deuxième version du 15 juin 2006, et peut-être le plus problématique, est l’oblitération totale de toute référence au peuple ou à la nation (I). Après avoir mis en évidence ce fait, je m’attarde sur le contenu même du projet de programme (II). Je fais ensuite quelques remarques sur l’usage qui est fait de la notion de citoyenneté dans le document (III). Je me prononce ensuite sur la question épineuse de l’objectivité en histoire (IV). J’examine enfin un certain nombre d’idées avancées par Jocelyn Létourneau sur le sujet (V). 

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