François Labonté, Robert Nelson dit Le Diable. Face-à-face entre les Britanniques et les forces rebelles réfugiées aux États-Unis (1838-1839), Québec, Presses de l’Université Laval, 2017, 364 p.

Auteur(e): Olivier Guimond
Type: Compte rendu

Extrait

Avec Robert Nelson dit le Diable, François Labonté poursuit son récit des faits et gestes des principaux acteurs des Rébellions patriotes de 1837-1838 et de leurs suites. C’est en effet dans un premier tome (AliasAnthony St-John, PUL, 2004), avec force érudition, que le cinéaste entreprenait ce projet de trilogie. Ce faisant, Labonté est l’un des rares auteurs à s’être attelé à l’écriture de l’histoire un tant soit peu complète de l’organisation des patriotes exilés aux États-Unis à la fin des années 1830. Mais tout cela se fait, on le sait, sans succès. La division mine les exilés. Les « diableries » du révolutionnaire Nelson, c’est-à-dire sa critique vulgaire des chefs de 1837, son « caractère intempestif », sa propension à « souffle [r] le chaud et le froid », à faire de fausses promesses aux combattants, son entêtement en faveur d’une invasion militaire en toutes circonstances, son intolérance face à la contradiction ainsi que son apparente couardise lors des affrontements armés semblent avoir été des moteurs significatifs de cette division. Toutefois, l’histoire qui nous est racontée montre que de multiples facteurs contribuent à stopper les efforts des patriotes.

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