La commission Pepin-Robarts ou la sourde oreille à la « troisième voie»

Auteur(e): François Rocher
Dossier: La commission Pepin-Robarts, quarante ans après
Type: Présentation de dossier

Extrait 

Dans son tour d’horizon des commissions d’enquête dans le système parlementaire canadien, le politologue James Ian Gow faisait remarquer qu’il faut porter une attention particulière aux intentions des gouvernements qui font appel à elles. Elles permettent, entre autres, d’aborder des questions complexes, peuvent servir à gagner du temps ou préparer l’opinion publique à une intervention gouvernementale. Ses membres peuvent être choisis pour obtenir un rapport qui va dans le sens des attentes gouvernementales. Quoi qu’il en soit, une fois créées, elles jouissent d’une grande indépendance et peuvent interpréter librement le mandat qui leur a été attribué. Cela étant, elles peuvent éventuellement prendre une importance stratégique, même lorsque le gouvernement du jour n’y donne pas suite, dans la mesure où elles peuvent jeter les bases idéologiques donnant une certaine légitimité aux changements proposés qui alimenteront ultérieurement les débats. En d’autres termes, elles peuvent semer des graines qui finiront par germer.

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