L’évolution récente des nouvelles inscriptions aux baccalauréats en histoire au Québec

Auteur(e): François Guérard
Dossier: L’enseignement de l’histoire au premier cycle universitaire
Type: Idées

Extrait

Des fléchissements parfois substantiels du recrutement en histoire ont été constatés dans diverses universités québécoises au cours des dernières années pour les études de 1er cycle. Témoins inquiets de l’amincissement de leurs cohortes estudiantines, enseignants et responsables de directions de programmes ne disposent toutefois pas d’une vue d’ensemble, à l’échelle du territoire québécois, qui permettrait de mieux saisir l’envergure du problème et de soutenir la réflexion sur ses causes comme sur les actions correctives à entreprendre. C’est cette vue d’ensemble qui est proposée ici.

La baisse du nombre de nouveaux étudiants est-elle générale, ou confinée dans certains programmes qu’il serait grand temps de réformer pour les rendre plus attractifs? S’agit-il d’une tendance lourde s’exprimant en décennies et relevant, par exemple, de grandes mouvances démographiques, ou plutôt d’un récent accident de parcours associé à une conjoncture désavantageuse que l’on présume passagère? Quels profils étudiants sont les plus, ou les moins, susceptibles de mener à des études en histoire? Répondre à ces questions nécessite de mesurer l’évolution du recrutement en histoire dans les universités québécoises et de caractériser ceux et celles qui font le choix de cette discipline, le tout en préalable aux recherches d’explications et de solutions. Telle est notre intention avec la présente étude, que nous proposons en guise de fondement empirique pour stimuler une discussion et une réflexion sur l’avenir des études de 1er cycle en histoire dans les universités québécoises.

Consulter l'article (via Érudit)


Imprimer