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Nouvelle cartographie des think tanks néolibéraux dans le Québec du début du XXIe siècle (1995-2018)

Auteur(e): Guillaume Lamy
Dossier: Think tanks : les métamorphoses des conseillers politiques depuis 1970. Canada, États-Unis, Chine
Type: Note de recherche

Extrait

Le XXe siècle a vu se métamorphoser l’écosystème politique dans lequel les idéologies politiques ont rivalisé pour réinventer les sociétés humaines. À l’intérieur de ce siècle, les grandes religions politiques que furent le communisme, le nazisme et le fascisme ont connu un véritable paroxysme avant de faire face à l’extinction[1]. Depuis quatre décennies, l’érosion de la participation électorale dans les sociétés occidentales et le déclin des partis de masse ont[2], quant à eux, été abondamment documentés, comme l’a bien synthétisé Peter Mair dans Ruling the Void[3].

Ceux qui portent les idéologies politiques ont su s’adapter à la transformation de l’écosystème politique marquée, depuis un demi-siècle, par la croissance de la technocratisation de l’État, de l’individualisme et de l’économie de marché. La dernière métamorphose des idéologies politiques porte un nom : les think tanks, et en particulier une sous-catégorie qui leur est propre, l’advocacy tank que l’on peut résumer en français comme des think tanks plaideurs ou think tanks de combat. Déjà en 1989, Kent Weaver décrivait ces derniers comme des organisations de recherche militantes alignées sur des fondements normatifs précis (libre marché ou protectionnisme, ouverture ou fermeture à l’immigration, taxation des transactions financières ou leur abolition, etc.) qui combinent une orientation idéologique à un marketing politique agressif visant à influencer les débats politiques en société[4].

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