Étude documentaire sur la milice de 1846 à 1862 (deuxième partie) : la position sociale

Auteur(e): Yves Tremblay
Dossier: Hors-dossier
Type: Chronique d'histoire militaire

Extrait

 Dans la précédente chronique, nous avons vu que le problème de la loyauté avait compromis l’existence de la milice sédentaire aux premiers temps du régime de l’Union. En 1846 toutefois, le contexte extérieur, les finances britanniques et sans doute la nécessité de coopération entre le gouvernement colonial et les élites locales, amènent le pouvoir au compromis. Au plan politique général, L.-J. Papineau est amnistié en 1844 et rentre au pays l’année suivante ; la responsabilité ministérielle est obtenue en 1848; W. L. Mackenzie est amnistié en 1849 et rentre en 1850; la langue française devient langue officielle en 1849 ; et une loi d’indemnité aux victimes des représailles en 1837-1838 est débattue cette même année1 . Certes, il y eut violences électorales au milieu des années 1840, incendie du parlement à Montréal en 1849 et «guerre des éteignoirs» dans la seconde partie de la décennie, mais la normalisation était en cours du fait des Lafontaine, Baldwin, Cathcart et Elgin. La milice n’y échappait pas.

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