Un féminisme inclusif ? La Fédération des femmes du Québec et les femmes immigrantes ou racisées, 1966-1992

Auteur(e): Amanda Ricci
Dossier: L’histoire politique au Québec : un état des lieux
Type: Article

Extrait 

L’histoire de la «deuxième vague» du féminisme québécois peut toujours être enrichie. L’historiographie n’en est qu’à ses débuts, même si d’excellents travaux ont exploré des sujets divers comme les intersections entre le nationalisme et le féminisme, la pensée féministe radicale et réformiste ainsi que l’histoire de la Fédération des femmes du Québec (FFQ). Si la «première vague » du féminisme se définissait par sa lutte pour l’obtention du suffrage féminin, acquis au Québec en 1940, et, sauf exception, «acceptait la complémentarité des rôles et fonctions», la «deuxième vague», comme l’explique l’historienne Denyse Baillargeon dans sa monographie Brève histoire des femmes au Québec, «entreprend une dénonciation en règle des inégalités entre les hommes et les femmes, de la discrimination sexuelle et de la domination masculine tant dans l’espace public que dans la sphère privée et réclame une autonomie complète pour les femmes sur tous les plans, y compris et surtout en ce qui concerne la reproduction ». L’un des phénomènes sociaux les plus marquants des années 1960 à 1980, le féminisme de «deuxième vague» a revêtu plusieurs formes et, comme chaque mouvement politique, sa définition et ses buts ont suscité de vifs débats. Si les féministes étaient unies dans leur combat contre le sexisme, les priorités choisies par les diverses associations féministes et les moyens utilisés afin d’arriver à l’égalité étaient toujours mis en question au sein du mouvement.

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