« Victimes de leurs devoirs et de leur zèle » : les requêtes des Augustines de l’Hôpital général de Québec après la Conquête (1759-1819)

Auteur(e): Sophie Imbeault
Dossier: La représentation en Nouvelle-France
Type: Article

Extrait

L’Hôpital général de Québec a connu de graves revers de fortune à la suite de la guerre de Sept Ans, qui a conduit les Augustines au bord de la faillite. « À dater de la prise du Canada, [la communauté] a été pendant bien des années réduite à la plus grande gêne et à la plus désolante défection, sans compter les craintes et les anxiétés sur le résultat de nos affaires desquelles dépendait notre avenir », peut-on lire dans les annales de l’hôpital.

À partir de 1760, la situation financière des Augustines est critique. Elles s’adresseront par lettre officielle aux anciennes autorités métropolitaines pour faire entendre leurs revendications. Les religieuses le feront plusieurs fois durant cette décennie, particulièrement au moment de la liquidation de la dette de la France, puis en 1775. Utilisant la filière ecclésiastique pour prévenir Versailles de leur infortune, elles étendront leur réseau des communautés religieuses françaises à l’abbé de l’Isle-Dieu, en passant par l’archevêque de Paris et Louise de France, tout cela pour atteindre ultimement le roi lui-même, Louis XV. N’ayant pas obtenu de réponse favorable à leur demande, les hospitalières reviennent à la charge en 1802. Cette fois, elles emploieront la filière administrative puisqu’elles s’adresseront au lieutenant-gouverneur du Bas-Canada.

 

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